28 avril 2006
La conférence Berryer
Attention : amateurs de calembours à haute valeur
ajoutée, de bons jeux de mots et de subtilité, c’est du lourd !
Le ton de la Conférence Berryer est donné !
La Salle des Criées, suffit à elle seule à en résumer l'atmosphère, que
d'aucuns ont comparée à celles des jeux du cirque. Respectant un certain retard
qui contribue à l'excitation du public de Berryer, les douze Secrétaires font
habituellement une entrée remarquée en compagnie de leur invité, en se frayant
un passage au travers d'une foule surchauffée. L’usage s'est en effet établi de
convier en Berryer un invité d'honneur : Monseigneur Lustiger et Monseigneur
Gaillot, Gainsbourg, Seguela, Pasqua, Boudard, Ustinov, Toscan du
Plantier, Deniau, Ppda, Bedos, Luchini, Rocard, Dormann, Pivot, Coppens, Reno,
Nougaro, Tapie, Sarkozy, Charasse, Plantu, Hanin. et en 2000, Roselyne Bachelot, Patrick Bruel, Gérard
Miller et Jean-Pierre Bacri
pour ne citer que les plus connus.
Le Secrétaire rapporteur de la séance entame les hostilités en prononçant un
éloge « doux-amer » de l'invité, laissant ce dernier rectifier, à
l'issue de son rapport seulement, les « quelques » contre-vérités
lancées en public. Deux sujets, proposés quinze jours à l'avance, sont ensuite
rappelés aux valeureux candidats de cette Conférence, avocats ou pré-stagiaires
de l'EFB, qui au nombre de trois ou quatre viennent défier la Conférence du
Stage en déclamant un discours au beau milieu de la foule. Et du courage, il
leur en faudra ! Car après chaque discours, les Secrétaires prennent tour
à tour la parole et critiquent avec plus ou moins de férocité et d'humour leurs
jeunes confrères. Je vous préviens tout de suite, âmes sensibles, abstenez vous,
la parole des Secrétaires étant volontairement… dure ! Le dernier mot
revient à l'invité, souvent soucieux de défendre le candidat, il en faut bien
un.
A l'issue des discours de la soirée et des critiques, vient l'heure de
la contre-critique.
La parole est alors donnée à un ancien Secrétaire, qui vient clouer au pilori
de leur propre faconde qu'ils croyaient pourtant éloquente (oui oui, j’ai
repris les propres termes du site Internet, avouez qu’ils sont trop élégants
pour qu’on s’en passe !), chacun des Secrétaires déplorant à chaque fois
l'image honteuse de la Conférence du Stage donnée par la promotion en exercice. La boucle est bouclée et
l'auto-dérision triomphe sur un dernier mot de l'invité qui clôture ces jeux du
cirque modernes.
Un exercice plein de
saveurs auquel il vous faut assister de toute
urgence si vous aimez les joutes verbales recherchées ! Et en plus,
c'est gratuit. On ne pourra pas m'accuser de vouloir violer les actes
de mon propre plan Orsec anti-dépenses. Non mais !
27 avril 2006
Bons baisers de Paris
Ça n’est pas parce que j’ai déclenché le plan Orsec
anti-dépenses que je n’ai plus le droit de parler futilités à acheter. Non
mais. Et puis reconnaissez que la parisienne que je suis ne pouvais décemment pas
ignorer ce produit qui répond au doux nom de « bons baisers de Paris » !
Le packaging est 100% parisien comme
vous pouvez le constater, et le feutre décoré d'une mini Tour Eiffel.
Kitsch à souhait.
Bons Baisers de Paris de Bourjois, 8,50 €. Avouez que même
un plan Orsec anti-dépenses pourrait se le permettre !
EDIT : ne vous affolez pas ! Devant ces commentaires très inquiets, je maintiens que je suis toujours très motivée par mon plan Orsec anti-dépenses (pas le choix de toutes façons !!), et que je me suis juste fait l'écho d'un produit de beauté parisien qui avait me semble t'il une place de choix sur le blog d'une parisienne à Paris :)
26 avril 2006
Le plan Orsec anti-dépenses est déclenché
« Bonjour, je m’appelle deedee et je suis une Dépensière
Compulsive presqu' Anonyme» « bonjouuuuur deedeeeeeeeeeeee ».
Avant de devoir aller pointer aux restos du cœur et de louer une tente auprès de médecin du monde pour squatter le macadam parisien, j’ai donc déclenché le plan Orsec anti-dépenses. C’est très simple : ma CB et tous autres moyens de paiements sont séquestrés sans ménagement hors de mon portefeuille. Pas définitivement, hein, mais assez longtemps pour que mon compte revienne à la vie prochainement. Même loulou a décidé de m’aider, en jouant le rôle du séquestreur officiel de CB. Mais nooon, je ne suis pas maso…( !) Et je redécouvre les joies d’Ebay en tant que vendeuse (je vends d’ailleurs un magnifique IBook en parfait état, un pull Z&V porté une fois et deux pulls ravissants de chez Comptoir des Cotonniers, avis aux amateurs !).
EDIT : à la demande au moins générale, mon pseudo sur ebay est Lidwine7. si vous êtes intéressé(e)s par mes sublimissimes ventes, n'hésitez pas à me le faire savoir ! Je vends aussi prochainement un sac Comptoir des Cotonniers (celui avec des pois de couleur) et l'IBook donc :)
25 avril 2006
Oh la vache ! Ou comment être fashion ET utile
Vu
ce matin en épluchant rapidement les news sous Yahoo une dépêche qui a attiré
ma curiosité et celle d’Esme. Aussi incroyable que cela paraisse, Paris va se transformer à partir de jeudi
et jusqu’au 16 juin en un vaste champs où paîtront paisiblement quelques 110
vaches !
Tout
Paris aura droit à un spectacle insolite : des vaches sculptées grandeur nature
peintes et détournées par des artistes de choix (Christian Lacroix, Ben,
Chantal Thomass...) ou de jeunes talents. Ces vaches seront disséminées aux
quatre coins de la capitale, des lieux historiques (place de l'Opéra,
Petit-Palais...) aux quartiers les plus populaires (Forum des Halles,
Saint-Germain des Prés, Champs-Elysées...)… La vache est décidément plus
fashion que jamais !.
Les plus belles vaches seront
vendues aux enchères le 30 juin par Artcurial et les bénéfices nets leur seront
reversés intégralement. Organisée sous le haut patronage du ministère de la
Culture, Vach'Art a aussi pour but de "promouvoir l'art contemporain, de
proposer des oeuvres originales et de découvrir de nouveaux talents".
EDIT :
En exclusivité et pour rester dans le thème : la boîte à meu (vu sur http://www.blog2manu.com/)
24 avril 2006
Ces petits riens si parisiens
Rien
de tel pour terminer une journée grognon au boulot que de se plonger dans Ces petits riens si parisiens. Un livre
qui compile les râleries si chères à tout parisien qui se respecte mais qui,
curieusement, nous redonne le sourire !
Après leur parution dans Télérama-Sortir,
les tribulations d’un parisien stressé aux prises avec les tracas de la vie
citadine et le sans-gêne de ses concitoyens sont enfin réunies dans un seul et
unique ouvrage.
Pipelettes
du portable, slips de piscine obligatoires, pique-niqueurs de cinéma, plombiers
sans scrupules, taxis fantômes… toutes les contrariétés urbaines sont passées à
la moulinette avec la plus mauvaise foi qui soit par Stéphane
Rubin. Chroniqueur, scénariste, auteur de sketches et parolier, il est
né et a été élevé au bon air -que personne ne conteste- de la capitale. Il avait toutes les chances de devenir un rouspéteur fini, et ça n’a pas raté !
Ces petits riens si parisiens, collection Ronchonnances, 206 pages, 15 euros
Une visite à faire de toute urgence
Ce week-end, j’ai eu l’immense et insigne plaisir de
participer à ma première visite ParisGo. Première, car il y en aura
indubitablement d’autres !.
Il y a quelques mois, je vous parlais de cette initiative qui consiste à faire
visiter Paris autrement. ParisGo, l’organisateur de ces visites, propose en
effet une série de thèmes pour découvrir Paris hors des sentiers battus, par
petits groupes et accompagné d’un guide disponible on demand. Pour savoir ce que
valaient réellement ces visites, je me suis donc dévouée pour vous, chers
lecteurs, et ai testé le circuit « Paris et ses révolutions ».
21 avril 2006
Haro sur la cellulite !
(non, ce ne sont pas mes fesses sur la photo thanks God !)
Chaque année le même combat ordinaire teinté d’utopisme réapparaît avec le printemps : la lutte contre la cellulite. Branle bas de combat et tentatives désespérées pour ne serait-ce que réduire un tant soit peu ces inégalités disgracieuses… Vous ne pouvez pas savoir la chance que vous avez, vous, les hommes ! Parce que l’épreuve tant redoutée du maillot approche inexorablement. Et voyez vous, il y a des injustices tout bonnement écoeurantes dans ce bas monde, oui, écœurantes. Parce qu’on peut être mince ET celluliteuse, l’un n’est absolument pas le contraire de l’autre, loin s’en faut ! Ces trous dans la cuisse me rendent folle, c’est tellement… obscène. Et ça ne s’appelle pas de l’influence par les diktats de la minceur hein, rien à voir. Encore une fois, il ne faut pas confondre minceur et cellulite. Mais moi la cellulite, que voulez-vous, je trouve ça ignoble au possible. Ce qui fait que depuis deux trois ans déjà, j’hésite à me baigner en combinaison de néoprène. Oh le ridicule ne tue plus hein, même pas peur, mais il fait trop chaud dans le sud grrr. Vais suggérer à loulou de passer nos prochaines vacances en Laponie. Moi qui aime le soleil plus que tout, je sens qu’on va bien s’amuser.
20 avril 2006
The dark side of the chat
Après cette page de "culture", je vous présente un blog de la semaine drôlissime et d'une cocasserie sans nom, le blog de Juliette Coquine.
"Quand Juliette Coquine
(c'est son nom de famille) s'ennuie, elle va sur caramail pour faire des
connaissances. Mal lui a pris de créer un pseudonyme avec ses nom et prénom,
car elle ramasse tous les pervers, frustrés, obsédés, etc etc, de ce site de
rencontres virtuelles (et Dieu sait s'il y en a beaucoup...)
Alors Juliette s'amuse, car il est si facile de contrôler une personne quand on sait ce qu'elle attend de vous. Il est si facile d'entrer dans son jeu, et de la faire tourner en bourrique. Ou de faire monter la sauce avant de tout lâcher d'un seul coup".
Rive droite ou rive gauche ?
Toute personne qui vit à Paris doit un jour répondre à cette
épineuse question…ou à tout le moins en comprendre sa signification. Car tout l’héritage
parisien en découle et y fait régulièrement référence. Prenez le logo de la
RATP par exemple…
Mais voyez vous, en rester là serait trop simple. Et pour savoir si l’on se récrie de la rive droite ou de la rive gauche, encore faut-il comprendre le sens caché de la question, et se plonger promptement et furtivement dans l’histoire (ne raccrochez pas tout de suite, j’ai presque fini). Car figurez-vous qu’au Moyen Age, c’est la rive droite qui se développe avant tout, notamment grâce à l’essor du commerce. C’est à cette époque que se crée la différenciation encore actuelle de Paris entre la rive droite commerçante et la rive gauche universitaire, et c’est à partir de cette géographie que s’organisent les différents centres et quartiers de Paris dont les spécificités restent liés à la géographie primitives de la ville.
Ainsi, la rive droite actuelle est comme au Moyen Âge le quartier du commerce avec les Halles et celui des affaires avec le quartier Opéra mais aussi celui du luxe avec les Champs Elysées. Même les arrondissements bobos ou en passe de le devenir sont de la partie (Xe, XIe et XIIe arrondissements). De là à en déduire que les gens les plus hype sont au nord de la Seine… il n’y a qu’un pas à franchir, ce que d’aucuns font allégrement ! La rive droite peut aussi être utilisée comme référence à une certaine forme d'élégance et de sophistication que l'on ne retrouve pas chez sa soeur du sud. Sa rue la plus connue est sans nul doute celle des Champs Elysées, mais elles sont très nombreuses comme la Rue de la Paix, la Rue de Rivoli, ou l'Avenue Montaigne.
La Rive Gauche, plus modeste par le nombre de ses
arrondissements, n’est malgré tout pas en reste. Elle brille en effet par son aspect dit
"intellectuel" avec le quartier Latin et Saint Germain des Prés,
sans oublier bien sûr le côté artistique avec le quartier Montparnasse. La rive gauche se réfère davantage à un style de vie, de mode, ou à une apparence différente. Une de ses rues les plus connues est le boulevard Saint Germain, célèbre pour ses cafés et ses inconditionnels de l'après guerre (Satre et Boris Vian entre autres...).
19 avril 2006
Tchou, mon nouveau meilleur ami
C’est via le blog de Miss Hello que Tchou a grogné affectueusement à mon encontre pour la première fois. Comme si je n’avais pas assez d’idées de dépenses toute seule ! Enfin en l’occurrence, la dépense est on ne peut plus modérée au vu de l’objet magique que vous pourrez acquérir, rien de moins. Car Tchou n’est pas qu’un simple petit cochon tout rond doté d'une tête rigolote. Absolument pas. Tchou est LE cochon de la fortune. Même que dans l’astrologie chinoise, le cochon est un signe bienheureux symbole d’abondance et de richesse depuis la nuit des temps. Et même que si l’on garde ce drôle de petit cochon toujours à ses côtés, il attire fortune et chance et veille sur nos économies. Alors croyez-le ou pas, mais personnellement, je suis prête a avoir un accessoire kitchissime qui pendouille au bout de mon téléphone portable pour rappeler (ou appeler?!) la fortune à moua ahah !


