10 octobre 2006
Ma petite cape de chez Monop'
Il en va de la mode comme de la vie : les bonnes
surprises existent. Oui, ce matin, j’ai décidé de vous servir de la philosophie
de bistrot mâtinée de cigarette et de vapeurs de café. J’espère que vous
appréciez !
02 octobre 2006
Le serre-tête
Si on m’avait dit il y a quelques mois que je porterais à
nouveau un serre-tête, je me serais gaussée inélégamment en jurant mes grands
dieux que le jour ou moaaa, je ferais mon come back à la Marie Chantal, les
poules auraient des dents (n’allez pas croire que j’ai quelque chose contre les
Marie Chantal, hein, c’est juste une façon de parler). Le petit look bèce bège,
j’ai donné dans ma très jeune jeunesse, voyez, et on ne peut pas dire que le
gros serre-tête en velours bordeaux assorti au petit col claudine m’ait laissé
le meilleur souvenir qui soit.
25 septembre 2006
Le legging !
Ahah, nous y voilà, au legging !!!!
Pour tous ceux ou celles qui ne sauraient pas à quoi ressemble cette chose très… curieuse, facile. Imaginez un collant, très opaque, et sans pied. Avant d'être fashion, on appelait d'ailleurs le legging "collant sans pied". Evidemment, legging, c'est plus classe.
Le must du legging, c’est d’être porté sous une micro jupe, sous un bermuda, sous une robe. L’avantage est que ça doit certainement tenir bien chaud, un argument qui avait tôt fait de convaincre la frileuse que je suis. Oui mais voilà, après un essayage en bonne et due forme, il apparaît que les leggings et moi, on ne va pas être amis. Pas du tout ! La conclusion de mon expérience tient en un mot : GRO-TESQUE.
Toute alléchée que je suis par l’expérience, je récupère dans mon carton « sport », celui qui est tout en haut de l’armoire sous trois autres cartons et où s’entassent plus de maillots de bain et de paréos que d’équipements sportifs !, un vieux collant sans pied traîne depuis au bas mot 15 ans, du temps où je faisais de la danse. Inutile de dire qu’il est un chouïa trop petit, je n’ai hélas plus la ligne de mes 15 ans, mais pour un essayage, ça fera l’affaire. Je sors aussi ma mini jupe en jean, celle dont je raffole uniquement l’hiver avec bottes because l’été sans collant, c’est absolument inenvisageable, et zou ! j’enfile le tout. Je lève un œil inquisiteur sur le miroir, et j’ai immédiatement envie de rire aux éclats. Ou de pleurer. C’est bien simple, je ne ressemble à rien. Rien ! Comme je suis de bonne humeur ce soir là, je finis par éclater de rire. La fille qui me fait face semble être un troll déguisé en fashion victim, une fille complètement étriquée dans son legging et surtout, surtout, vulgaire à souhait. Comprends pas. Dans le métro la semaine dernière, cette fille, elle était tellement canon avec le même accoutrement ! Impossible, il DOIT y avoir une solution... Les chaussures, bon sang mais c’est bien sûr, que n’y ai-je pensé plus tôt ?!!!! J’essaye immédiatement l’intégralité de mon placard à chaussures - et je peux vous dire, ça en fait de la chaussure…- : ballerines à talons, ballerines plates, chaussures à bout rond et hauts talons, chaussures pointues et j’en passe… Toujours rien. La seule paire qui trouvera un chouïa grâce à mes yeux, c’est ma paire de bottes fétiches, mais, évidemment, le legging dans les bottes, c’est un peu couillon, puisque si vous me suivez bien, on ne voit plus vraiment que c’est un legging dans ce cas là.
Pour la peine, le collant de danse retourne illico dans le carton sport pour les 15 prochaines années. Fallait pas m’énerver, non mais.
14 septembre 2006
La tête de mort ne passera pas par moi !
Après le léopard, la fashion mais pas victime s’insurge contre la tendance têtes de mort, très largement galvaudée, si vous voulez mon non moins très humble avis.
Qu’est-ce que vous en pensez, vous, de la tendance têtes de mort ?
Le prochain « Fashion, mais pas Victime » s’intéressera… aux leggings !
23 août 2006
Le léopard ne passera pas par moi
Un sujet épineux pour l'inauguration de la rubrique "Fashion, mais pas victime" !
Qu'entends-je, qu'ouis-je ?? Le Léopard ferait son retour sur la scène de la mode ?! Oh my God, dites-moi que ça n'est qu'un mauvais rêve !!!
Le léopard, pour moi, incarne le mauvais goût absolu de la vieille
peau friquée qui tente coûte que coûte d'être tendance, au mépris de
tout bon sens. J'ai toujours exécré cet imprimé, vraiment too much à
mon sens. Je ne sais pas.. Je trouve vraiment que trop, c'est trop...
trop kitch, trop décalé, trop moche, trop 80's pseudo revival, trop...
non vraiment, je ne peux pas. J'ai croisé une seule personne capable de
porter de tels imprimés avec classe et brio, une personne proche de mon
entourage..., une belle exception qui ne tend qu'à confirmer mon
impression initiale ! Et pourtant... Je trouvais une quantité de choses
mochissimes avant de succomber : les ballerines dorées, les jeans
slims,... mais là, non, pas possible.
Alors quand je vois dans le Elle & co que c'est THE tendance de l'hiver, je m'insurge ! Même par petites touches, même sur un bout de ballerines, même sur un foulard, même sur un coin de Tee-Shirt ou un micro bout de barette, non, c'est non, et c'est dit : le léopard ne passera pas par moi cet hiver !
Nonobstant, comme je ne certainement pas la prétention de refléter la majorité des avis sur la question, un amateur de cet imprimé pourrait-il me donner les raisons pour lesquelles il est contre mon avis ? Pourquoi le léopard damned ?!!
©photo : Vogue
16 août 2006
Hello Kitty is still alive
Vous pensiez être débarrassé de cette petite chatte blanche
horripilante à force d'être partout ? Et bien non, raté, Hello Kitty reviens
avec
Etre gentiment régressif, c'est sympathique. Etre stupidement et massivement régressif, c'est nul. Conclusion hautement élaborée d'une parisienne en vacances qui s'apprête à retourner à la plage pour peaufiner son bronzage, même que ne me regardez pas de travers comme ça parce que depuis 5 jours, le temps était quand même hypra méga moyen sur la Côté d'Azur et que du coup le bronzage bimbo, c'est raté. Les nerfs.
20 juin 2006
Fashion complétement victime
Mes
amis, l'heure est grave. Moi qui me targue de surfer sur la vague du
bon goût sans tomber dans les excès de la mode, moi qui rejette en bloc
la fashion victim attitude, j'en fut pendant quelques heures, à mes
risques et grands périls. Car figurez-vous que dans quelques jours, je
vais peut être me
faire amputer des pieds, tout ça parce que j'ai voulu me la jouer
grave. L'objet d'un tel massacre ? La fameuse paire de fausses K Jacques.
Si si, elles-mêmes !! Comme tout le monde ou presque m'avait affirmé
qu'elles étaient top cool canon tendance, et qu'il fallait juste penser
à les porter en affichant un style décalé pour ne pas faire bonne soeur en
vadrouille à la Capitale, j'ai tenté le coup. Petit jean multi poches
bleu foncé, marcel blanc, vernis à ongle rouge pétard. Et les sandales
de moine. Une vraie miss camping nationale (rapport au bleu blanc rouge
de la tenue).
Et bien je peux vous dire que je l'ai amèrement
regretté dès les premiers mètres ! La lanière qui se place entre le
gros doigt de pied et le second doigt de pied m'a tout simplement
entaillé le peau sur un bon millimètre de profondeur. Et ne pensez pas
que je fais ma chochotte : ça fait carrément hyper mal. Je ne
développerai pas plus avant ma mésaventure en vous donnant les détails
croustillants de ma blessure de guerre, mais je peux vous dire que j'ai
les nerfs. Les fausses K Jacques sont parties direct aux oubliettes, je
n'aurais même pas l'outrecuidance de les donner à quelqu'un, j'ai trop
souffert dedans pour en faire présent !!
En attendant, j'ai mal aux
pieds. Groumpf. Moi qui ne suis jamais fashion victim d'habitude, je
tâcherai à l'avenir de garder à l'esprit les raisons qui me poussent à
ne pas l'être (outre le fait évidemment que ça ne me correspond pâââs du
tout !).
11 avril 2006
La mode à tout prix ?!
Depuis quelques semaines, elles battent le pavé parisien
fièrement et d’une manière tellement incongrue que jamais oh grand jamais je
n’y aurais vu un phénomène de mode. Qui ça ? Les Vans dessinées par Marc
Jacobs bien sûr !
Rassurez-moi, je suis la seule à trouver ça immonde ou je vais me retrouver entourée de damiers et autres imprimés repoussants cet été ?!
04 avril 2006
Une incursion dans le monde de la mode...
N'allez
pas chez Repetto, je répête : n'allez pas chez Repetto. Du moins pas
dans la boutique rue de la Paix, une vaste blague. Comment en suis-je
arrivée à ce constat ?!
J'ai la chance de travailler dans un quartier étonnament bien pourvu en magasins de toutes sortes (ce dont j'aurais du prendre davantage en compte dans la négociation de mon salaire !). Aussi, depuis que le soleil daigne darder timidement ses rayons sur la capitale, je me hasarde de plus en plus au gré des rues parisiennes pour des pauses dej dépaysantes. Bon, j'avoue que mon arrêt chez Repetto avait été largement prémédité, toute allechée que j'étais par les ballerines de Nadia et d'Anne So. Bref. J'arrive devant cet auguste magasin, avale rapidement ma dernière bouchée de sandwich et pénètre dans cet antre mythique. Premier constat : l'odeur est ignoble. ça sent la transpiration, c'est limite tenable. Je m'efforce de de pas sortir en courant et affronte la déco : très vieillissante, mais soit, j'admets que ça peut aller avec le cadre rempli de tutus et autres chaussons roses. Un petit côté magique se dégage malgré tout de tout cet attirail légendaire.
Je repère rapidement l'objet de ma convoitise au milieu des froufrous : une paire de ballerine argentée avec petite bride. Hyper originale donc, pas les ballerines de madame tout le monde. 135 euros, gloups, bon, voyons déjà ce que ça donne sur mon coquet peton. Il me faudra attendre au bas mot 20 précieuses minutes de pause dej pour qu'une vendeuse daigne s'approcher de moi et que j'écarte une vieille bique qui faisait semblant d'être arrivée avant moi et qui s'outrait de mon outrecuidance. Un classico parisien. Je demande ma pointure à la vendeuse. Je patiente à nouveau, 10 bonnes minutes cette fois-ci. Notre aimable vendeuse revient avec deux paires de ballerines : une 1/2 pointure en dessous, une autre 1/2 pointure au dessus. Je parle chinois ou bien? Bon, j'essaye tout de même. De toute évidence, ni l'une ni l'autre ne me va. Je demande donc aimablement à la vendeuse de m'apporter la pointure que je lui avais demandé initialement. Je repatiente 10 minutes (à ce moment là, j'ai failli partir. Mais j'avais encore une once de curiosité à satisfaire). Enfin, le 39 arrive : en rose... Quelque peu perplexe, je demande à la vendeuse pourquoi le rose ? "essayez d'abord". Chef, oui chef. Pas contrariante vous en conviendrez. Je chausse donc ces "merveilles" : deception, la pointure est bonne mais le cuir est tellement fin que mon gros orteil marque une grosse bosse au bout de la chaussure. C'est moche, toute la ligne de la ballerine est flinguée. Le résultat ne me convainc pas vraiment. Comme je suis têtue, je demande si je peux essayer les argentées. La vendeuse me répond texto "on ne les a pas". Point. Ok, chère madame, "vous allez en recevoir ?". "Non". Nous avons donc affaire à une vendeuse aimable ET loquace. Awsome. "je peux les commander ?". "Non". Cette vendeuse est donc aimable, loquace ET très serviable. Elle fait bien son boulot en somme. "peut on appeler d'autres magasins pour savoir s'ils en ont ?" Devinez sa réponse...
Tant d'incapacité et de nullité m'ont réellement laissée sans voix (ce qui ne m'arrive pas souvent) ! Alors quoi, parce qu'on s'appelle Repetto et qu'on vend des chaussures fashion et hors de prix, on peut se permettre de mépriser sa clientèle ?
Je suis donc repartie la tête haute, la carte bleue étonnament paisible malgré mon énervement latent...
Quelques instants plus tard, je me suis ruée sur le site de LaRedoute pour commander non pas une,
mais DEUX paires de ballerines pour la peine. A c'est sûr, LaRedoute en
jette moins que Repetto, mais niveau amabilité et service, rien de
comparable !


