Deedee

La vie trépidante et truculente d'une parisienne à Paris

10 octobre 2006

Ma petite cape de chez Monop'

cape Il en va de la mode comme de la vie : les bonnes surprises existent. Oui, ce matin, j’ai décidé de vous servir de la philosophie de bistrot mâtinée de cigarette et de vapeurs de café. J’espère que vous appréciez !

Blague à part, j’avais déjà eu des bonnes surprises chez Monop, mais là, je suis définitivement conquise. Et pourtant... la première fois qu’une amie m’a confié avoir trouvé son manteau de folaï dans cette enseigne, j’ai bien cru qu’on allait se fâcher. C’est vrai quoi, garder ses bons plans en inventant n’importe quoi, c’est pas très sympa. Devant la mine incrédule de ladite amie, j’ai fini par comprendre que non, elle ne me menait pas en barquette. Dingue. Quelques jours plus tard, je trouvais enfin sur ses conseils le manteau en tweed que je cherchais désespérément partout depuis au moins quelques mois. Oh joie !

Malgré ça, je ne peux pas dire que Monop fasse partie de mes références vestimentaires... du moins jusqu’à la semaine dernière, où j’ai trouvé le petit bijou que vous pouvez voir en photo. J’ai failli faire une crise d’apoplexie dans le magasin tellement j’avais peine à y croire : la petite cape que j’avais essayé sans trop de conviction chez Zara & co -et au passage, assez hors de prix pour un micro bout de tissu que j’aurais porté au mieux un mois, dans l’éventualité où le ciel parisien daigne être clément…-, oui, LA petite cape so Audrey Hepburn était là, devant moi, à me regarder du haut de son portant de ses yeux humides ! Mon sang n’a fait qu’un tour. Je l’ai saisie, je l’ai passée devant un miroir et j’en suis immédiatement tombée amoureuse. Matière assez chaude pour être portée même au milieu de l’hiver (bon d’accord, on en reparlera), coupe à se damner, joli mouvement de col... Encouragée par tant d’éléments positifs, j’ai osé regarder le prix et miraculeusement, il n'était pas indécent.

Voilà comment la petite cape fait désormais partie des basiques de ma penderie. Suggestion d’accompagnement :  un petit col roulé sans manche, un slim - of course - à assortir avec des escarpins vernis et un cabas Vanessa Bruno. Hihi

Et vous, vous avez des magasins « bonus » ?

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02 octobre 2006

Le serre-tête

serre_t_teSi on m’avait dit il y a quelques mois que je porterais à nouveau un serre-tête, je me serais gaussée inélégamment en jurant mes grands dieux que le jour ou moaaa, je ferais mon come back à la Marie Chantal, les poules auraient des dents (n’allez pas croire que j’ai quelque chose contre les Marie Chantal, hein, c’est juste une façon de parler). Le petit look bèce bège, j’ai donné dans ma très jeune jeunesse, voyez, et on ne peut pas dire que le gros serre-tête en velours bordeaux assorti au petit col claudine m’ait laissé le meilleur souvenir qui soit.

Et pourtant… Cela fait un moment déjà qu’il a réintégré ma panoplie de fashion pas trop victime. En plastique of course, bien épais ou très fin, noir ou brun… Ils avaient l’air sacrément alléchants sur les présentoirs d’H&M et pour la peine, j’ai acheté toute la panoplie. A 2,90 euros les deux serre-têtes, on ne pourra pas dire que je mets en péril mon plan Orsec anti dépenses (pas de cette manière en tout cas… !! J’ai une horrible envie de bottes, deux paires à se damner repérées ce week-end... Mais c’est une autre histoire). Evidemment, il faut la tenue qui va avec : pas trop strict pour ne pas retomber dans un classicisme effrayant, pas trop fashion pour éviter le total look vitrine. A porter sans coque sur le front, évidemment. Facile.

Et vous, le serre-tête, c’est way ou no way comme dirait la fameuse bobo parisienne?

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25 septembre 2006

Le legging !

leggingAhah, nous y voilà, au legging !!!!

Pour tous ceux ou celles qui ne sauraient pas à quoi ressemble cette chose très… curieuse, facile. Imaginez un collant, très opaque, et sans pied. Avant d'être fashion, on appelait d'ailleurs le legging "collant sans pied". Evidemment, legging, c'est plus classe.

Le must du legging, c’est d’être porté sous une micro jupe, sous un bermuda, sous une robe. L’avantage est que ça doit certainement tenir bien chaud, un argument qui avait tôt fait de convaincre la frileuse que je suis. Oui mais voilà, après un essayage en bonne et due forme, il apparaît que les leggings et moi, on ne va pas être amis. Pas du tout ! La conclusion de mon expérience tient en un mot : GRO-TESQUE.

Un soir pas fait comme un autre, je décide de tenter l’expérience. Les leggings commencent à pulluler ça et là - certes, surtout dans les magazines - et j’avoue qu’a priori, je ne suis pas encore hyper fan des premières filles qui l’arborent dans la rue. Premières, oui, car si la tendance a éclos il y a quelques bons mois, voire années, on ne peut pas vraiment dire que la mayonnaise ait pris... Mais après tout, j’ai bien succombé au slim, pourquoi pas aux leggings. Et puis... vous savez ce qu’on dit sur les imbéciles ! Quoi qu’il en soit, je préfère me lancer chez moi bien au chaud. Le miroir a beau ne pas être tendre, son silence a le mérite d’être infiniment moins humiliant que les regards compatissants ou accablants de certaines greluches.

Toute alléchée que je suis par l’expérience, je récupère dans mon carton « sport », celui qui est tout en haut de l’armoire sous trois autres cartons et où s’entassent plus de maillots de bain et de paréos que d’équipements sportifs !, un vieux collant sans pied traîne depuis au bas mot 15 ans, du temps où je faisais de la danse. Inutile de dire qu’il est un chouïa trop petit, je n’ai hélas plus la ligne de mes 15 ans, mais pour un essayage, ça fera l’affaire. Je sors aussi ma mini jupe en jean, celle dont je raffole uniquement l’hiver avec bottes because l’été sans collant, c’est absolument inenvisageable, et zou ! j’enfile le tout. Je lève un œil inquisiteur sur le miroir, et j’ai immédiatement envie de rire aux éclats. Ou de pleurer. C’est bien simple, je ne ressemble à rien. Rien ! Comme je suis de bonne humeur ce soir là, je finis par éclater de rire. La fille qui me fait face semble être un troll déguisé en fashion victim, une fille complètement étriquée dans son legging et surtout, surtout, vulgaire à souhait. Comprends pas. Dans le métro la semaine dernière, cette fille, elle était tellement canon avec le même accoutrement ! Impossible, il DOIT y avoir une solution... Les chaussures, bon sang mais c’est bien sûr, que n’y ai-je pensé plus tôt ?!!!! J’essaye immédiatement l’intégralité de mon placard à chaussures - et je peux vous dire, ça en fait de la chaussure…- : ballerines à talons, ballerines plates, chaussures à bout rond et hauts talons, chaussures pointues et j’en passe… Toujours rien. La seule paire qui trouvera un chouïa grâce à mes yeux, c’est ma paire de bottes fétiches, mais, évidemment, le legging dans les bottes, c’est un peu couillon, puisque si vous me suivez bien, on ne voit plus vraiment que c’est un legging dans ce cas là.

La conclusion est sans appel : le legging et moi, on n’est vraiment pas fait pour s’entendre. Le look Glam’rock tendance années 80 est un peu trop prononcé pour moi, là, à ce stade, je n’assume plus.  Le legging, c’est un peu la porte ouverte à toutes les fenêtres : moins deux, je me tonds les cheveux et je me les décolore en blond platine à la « Desireless » style.

Pour la peine, le collant de danse retourne illico dans le carton sport pour les 15 prochaines années.  Fallait pas m’énerver, non mais.

Bon, moi, ça ne me va pas, mais vous… vous en pensez quoi du legging ?!

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14 septembre 2006

La tête de mort ne passera pas par moi !

mort

Après le léopard, la fashion mais pas victime s’insurge contre la tendance têtes de mort, très largement galvaudée, si vous voulez mon non moins très humble avis.

Je suis complètement ALLERGIQUE à ces têtes de mort. Je ne comprends absolument pas comment on peut l’afficher éhonteusement aux nez et à la barbe de toute le monde. Bon, d’accord, je dramatise un peu, c’est fait exprès rassurez-vous. Mais je ne suis pas fan, je dois bien l’avouer. Les foulards têtes de mort, c’était déjà la mode quand j’avais quelque chose comme 15 ans, et déjà, je n’avais pas adhéré. Je trouve ça glauque, voyez. Même sur la fameuse montre Zadig & Voltaire qui est, mis à part ce menu détail et si je puis me permettre ce jeu de mot de bas étage, à se damner. On entend assez parler de mort au quotidien pour ne pas en rajouter une couche. Peur de la mort ? mmm non, je n’explique pas ça comme ça. Mais je préfère la vie, ça, c’est indéniable. Les têtes de mort véhiculent un peu trop de sentiments négatifs, et peut être que mon sens de l’humour n’est pas à la hauteur sur ce coup là, mais moi, ça ne me fait pas franchement rigoler. Ils ont l’air arrogants en plus ces crânes, limite on pourrait croire qu’ils se moquent allégrement et ouvertement de nous. Alors quand je les ai vu apparaître il y a déjà quelques bons mois, je me suis dit que non, les gens ne POUVAIENT pas adhérer au concept… Force est de constater que je me suis fourvoyée. Où que j’aille, je les retrouve sur mon chemin…. Ce qui finit par m’escagacer au plus haut point !

Remarquez, je suis peut être passée à côté du sens profond de la chose, du message qui est véhiculé via ces têtes là : si ça se trouve, c’est une invitation à ne pas trop se soucier de la beauté et de l’apparence des gens, vu qu’on finira tous de la même manière. Un pied de nez que les jolis jeunes gens peuvent arborer, montrant ainsi qu’ils ne se prennent pas trop au sérieux, qu’ils savent bien que leur beauté n’est qu’éphémère et que face à ce constat impitoyablement cruel, ils ont choisi de répondre par la dérision.  Moui, pourquoi pas. Ou alors, c’est une manière d’affirmer son caractère. Fort, extrême, sans concession, Rock’n’roll à la vie, à la mort… Avouez qu’on ne pourra pas dire que vous n’étiez pas prévenu !

Qu’est-ce que vous en pensez, vous, de la tendance têtes de mort ?

Le prochain « Fashion, mais pas Victime » s’intéressera… aux leggings !

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23 août 2006

Le léopard ne passera pas par moi

leoUn sujet épineux pour l'inauguration de la rubrique "Fashion, mais pas victime" !

Qu'entends-je, qu'ouis-je ?? Le Léopard ferait son retour sur la scène de la mode ?! Oh my God, dites-moi que ça n'est qu'un mauvais rêve !!!

Le léopard, pour moi, incarne le mauvais goût absolu de la vieille peau friquée qui tente coûte que coûte d'être tendance, au mépris de tout bon sens. J'ai toujours exécré cet imprimé, vraiment too much à mon sens. Je ne sais pas.. Je trouve vraiment que trop, c'est trop... trop kitch, trop décalé, trop moche, trop 80's pseudo revival, trop... non vraiment, je ne peux pas. J'ai croisé une seule personne capable de porter de tels imprimés avec classe et brio, une personne proche de mon entourage..., une belle exception qui ne tend qu'à confirmer mon impression initiale ! Et pourtant... Je trouvais une quantité de choses mochissimes avant de succomber : les ballerines dorées, les jeans slims,... mais là, non, pas possible.

Alors quand je vois dans le Elle & co que c'est THE tendance de l'hiver, je m'insurge ! Même par petites touches, même sur un bout de ballerines, même sur un foulard, même sur un coin de Tee-Shirt ou un micro bout de barette, non, c'est non, et c'est dit : le léopard ne passera pas par moi cet hiver !

Nonobstant, comme je ne certainement pas la prétention de refléter la majorité des avis sur la question, un amateur de cet imprimé pourrait-il me donner les raisons pour lesquelles il est contre mon avis ? Pourquoi le léopard damned ?!!

©photo : Vogue

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16 août 2006

Hello Kitty is still alive

parisvacances

hello_kitty_jpeg_1Vous pensiez être débarrassé de cette petite chatte blanche horripilante à force d'être partout ? Et bien non, raté, Hello Kitty reviens avec la créatrice Victoria Casal. Après les Hello Kitty déclinées sur des bijoux en diamants (mon Dieu quel gâchis !) puis sur des pulls en cachemire, elle s'attaque désormais au marché oh combien lucratif des adolescents. La preuve ? une élection miss Kitty (casting du 11 septembre au 7 octobre) reservée aux plus de 16 ans se tiendra aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann, à la rentrée. Mouaif.. Je ne suis pas convaincue ! Et pourtant, je l'ai aimée cette Kitty, oui, aimée. Cette petite touche mignonne et gentiment régressive déclinée sur autant de supports qui me rendaient dingues quand j'étais petite : crayons, portes-monnaie, carnets, et j'en passe. J'en ai été longtemps fan, jusqu'à il y a très peu de temps (même pas honte). Mais là, non. Trop, c'est trop. Un diamant Hello Kitty ? Franchement, j'aurais les boules !

Etre gentiment régressif, c'est sympathique. Etre stupidement et massivement régressif, c'est nul. Conclusion hautement élaborée d'une parisienne en vacances qui s'apprête à retourner à la plage pour peaufiner son bronzage, même que ne me regardez pas de travers comme ça parce que depuis 5 jours, le temps était quand même hypra méga moyen sur la Côté d'Azur et que du coup le bronzage bimbo, c'est raté. Les nerfs.

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20 juin 2006

Fashion complétement victime

97822661443221Mes amis, l'heure est grave. Moi qui me targue de surfer sur la vague du bon goût sans tomber dans les excès de la mode, moi qui rejette en bloc la fashion victim attitude, j'en fut pendant quelques heures, à mes risques et grands périls. Car figurez-vous que dans quelques jours, je vais peut être me faire amputer des pieds, tout ça parce que j'ai voulu me la jouer grave. L'objet d'un tel massacre ? La fameuse paire de fausses K Jacques. Si si, elles-mêmes !! Comme tout le monde ou presque m'avait affirmé qu'elles étaient top cool canon tendance, et qu'il fallait juste penser à les porter en affichant un style décalé pour ne pas faire bonne soeur en vadrouille à la Capitale, j'ai tenté le coup. Petit jean multi poches bleu foncé, marcel blanc, vernis à ongle rouge pétard. Et les sandales de moine. Une vraie miss camping nationale (rapport au bleu blanc rouge de la tenue).

Et bien je peux vous dire que je l'ai amèrement regretté dès les premiers mètres ! La lanière qui se place entre le gros doigt de pied et le second doigt de pied m'a tout simplement entaillé le peau sur un bon millimètre de profondeur. Et ne pensez pas que je fais ma chochotte : ça fait carrément hyper mal. Je ne développerai pas plus avant ma mésaventure en vous donnant les détails croustillants de ma blessure de guerre, mais je peux vous dire que j'ai les nerfs. Les fausses K Jacques sont parties direct aux oubliettes, je n'aurais même pas l'outrecuidance de les donner à quelqu'un, j'ai trop souffert dedans pour en faire présent !!
En attendant, j'ai mal aux pieds. Groumpf. Moi qui ne suis jamais fashion victim d'habitude, je tâcherai à l'avenir de garder à l'esprit les raisons qui me poussent à ne pas l'être (outre le fait évidemment que ça ne me correspond pâââs du tout !).

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11 avril 2006

La mode à tout prix ?!

vans1Depuis quelques semaines, elles battent le pavé parisien fièrement et d’une manière tellement incongrue que jamais oh grand jamais je n’y aurais vu un phénomène de mode. Qui ça ? Les Vans dessinées par Marc Jacobs bien sûr !

La première fois que j’ai vu une fille qui les portait, j’ai réprimé un sourire condescendant et vaguement empreint de commisération en me disant « la pauvre, avoir un mauvais goût tel qu’on ressort ses vieilles godasses trouées et élimées qu’on se procurait pour 20 francs au Mammouth de Triffouillis-les-Oies, c’est moche quand même ». Parce que tout de même, je veux bien que la mode nous pousse parfois dans nos retranchements en matière de goût – le revival têtes de mort de cette année en est un bon exemple !- mais là, honnêtement, il faut dire ce qui est : ces chaussures sont immondissimes, on me les donnerait que je m’empresserais de les brûler sur mon vaste balcon parisien d’1m² en chantant les mélopées des indiens charmeurs de Papouasie Nouvelle Guinée pour désenvoûter mon appart de tant de laideur.

Non mais franchement, à quoi à ça rime ? Depuis quand la mode est-elle synonyme de mocheté suprême ? Je suis la première à succomber à certaines tendances et à me laisser séduire par un petit bermuda, un sac fashion ou un lieu branchouille, mais là, ça frise l’hérésie. Dans pas longtemps, on va nous demander de nous promener avec un plumeau sur la tête en marchant comme une poule sous prétexte que c’est top tendance… Je rêve… Fashion oui, victimes, non merci !

Rassurez-moi, je suis la seule à trouver ça immonde ou je vais me retrouver entourée de damiers et autres imprimés repoussants cet été ?!

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04 avril 2006

Une incursion dans le monde de la mode...

repetto1N'allez pas chez Repetto, je répête : n'allez pas chez Repetto. Du moins pas dans la boutique rue de la Paix, une vaste blague. Comment en suis-je arrivée à ce constat ?!

J'ai la chance de travailler dans un quartier étonnament bien pourvu en magasins de toutes sortes (ce dont j'aurais du prendre davantage en compte dans la négociation de mon salaire !). Aussi, depuis que le soleil daigne darder timidement ses rayons sur la capitale, je me hasarde de plus en plus au gré des rues parisiennes pour des pauses dej dépaysantes. Bon, j'avoue que mon arrêt chez Repetto avait été largement prémédité, toute allechée que j'étais par les ballerines de Nadia et d'Anne So. Bref. J'arrive devant cet auguste magasin, avale rapidement ma dernière bouchée de sandwich et pénètre dans cet antre mythique. Premier constat : l'odeur est ignoble. ça sent la transpiration, c'est limite tenable. Je m'efforce de de pas sortir en courant et affronte la déco : très vieillissante, mais soit, j'admets que ça peut aller avec le cadre rempli de tutus et autres chaussons roses. Un petit côté magique se dégage malgré tout de tout cet attirail légendaire.

Je repère rapidement l'objet de ma convoitise au milieu des froufrous : une paire de ballerine argentée avec petite bride. Hyper originale donc, pas les ballerines de madame tout le monde. 135 euros, gloups, bon, voyons déjà ce que ça donne sur mon coquet peton. Il me faudra attendre au bas mot 20 précieuses minutes de pause dej pour qu'une vendeuse daigne s'approcher de moi et que j'écarte une vieille bique qui faisait semblant d'être arrivée avant moi et qui s'outrait de mon outrecuidance. Un classico parisien. Je demande ma pointure à la vendeuse. Je patiente à nouveau, 10 bonnes minutes cette fois-ci. Notre aimable vendeuse revient avec deux paires de ballerines : une 1/2 pointure en dessous, une autre 1/2 pointure au dessus. Je parle chinois ou bien? Bon, j'essaye tout de même. De toute évidence, ni l'une ni l'autre ne me va. Je demande donc aimablement à la vendeuse de m'apporter la pointure que je lui avais demandé initialement. Je repatiente 10 minutes (à ce moment là, j'ai failli partir. Mais j'avais encore une once de curiosité à satisfaire). Enfin, le 39 arrive : en rose... Quelque peu perplexe, je demande à la vendeuse pourquoi le rose ? "essayez d'abord". Chef, oui chef. Pas contrariante vous en conviendrez. Je chausse donc ces "merveilles" : deception, la pointure est bonne mais le cuir est tellement fin que mon gros orteil marque une grosse bosse au bout de la chaussure. C'est moche, toute la ligne de la ballerine est flinguée. Le résultat ne me convainc pas vraiment. Comme je suis têtue, je demande si je peux essayer les argentées. La vendeuse me répond texto "on ne les a pas". Point. Ok, chère madame, "vous allez en recevoir ?". "Non". Nous avons donc affaire à une vendeuse aimable ET loquace. Awsome. "je peux les commander ?". "Non". Cette vendeuse est donc aimable, loquace ET très serviable. Elle fait bien son boulot en somme. "peut on appeler d'autres magasins pour savoir s'ils en ont ?" Devinez sa réponse...

Tant d'incapacité et de nullité m'ont réellement laissée sans voix (ce qui ne m'arrive pas souvent) ! Alors quoi, parce qu'on s'appelle Repetto et qu'on vend des chaussures fashion et hors de prix, on peut se permettre de mépriser sa clientèle ?

Je suis donc repartie la tête haute, la carte bleue étonnament paisible malgré mon énervement latent...
Quelques instants plus tard, je me suis ruée sur le site de LaRedoute pour commander non pas une, mais DEUX paires de ballerines pour la peine. A c'est sûr, LaRedoute en jette moins que Repetto, mais niveau amabilité et service, rien de comparable !

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