18 septembre 2006
Bise or not bise ?
Je me posais encore la question ce matin, lorsqu’un collègue
ventripotent aux lèvres pulpeuses s’octroyait une fois de plus le droit de me
claquer une bise humide et gluante sur chacune de mes joues. De bon matin un
lundi matin de surcroît, je ne vous cache pas que j’ai vraiment hésité à
m’éclipser l’air de rien dans les toilettes pour une rapide désinfection des
zones polluées. Moyen discret. Je suis donc restée digne, et ai simplement
profité d’un moment d’inattention du bisouteur compulsif pour passer une main
salvatrice sur mes joues. Oh, vous avez le droit de me traiter de chochotte, j’assume
complètement. En même temps, permettez moi de vous dire que vous n’avez pas vu
les lèvres du collègue, qui s’accompagnent qui plus est immanquablement d’un
air libidineux et vaguement égrillard.... Certes, me direz-vous, mais la bise
est un concept national, une coutume aussi indécrottable que la râlerie aigue.
Pas de quoi s’offusquer donc.
La question du jour est donc « comment faire part de ma théorie au
collègue gluant et ventripotent ? » Si vous avez des réponses, je
suis preneuse. Et je tiens à préciser qu’à moins que ledit collègue soit la
réincarnation de Brad, je ne changerai pas d’avis sur la question.
Mais au fait, vous bisouillez vos collègues au boulot vous, ou pas ?
28 juin 2006
Roberta
aaaah, Roberta !
Quand enfin, on crie mon nom à
l’autre bout du couloir. On m’ouvre une petite cellule et on m’indique qu’il
faut que je me mette en sous vêtement. Et là, je rigole. Parce que je ne suis
pas un brin pudique, mais apparaître en string devant une personne que je ne
connais pas, ça non, je ne sais pas faire. Je décide de garder mon bermuda, une
vraie rébellion. La porte s’ouvre et Roberta me fait face. Je la voyais plus «
France profonde » Roberta, alors que c’est un joli brin de femme. Je suis évidemment
affligée de ma propre capacité à me laisser influencer par d’aussi piètres
considérations, après tout, tout le monde sait que le prénom de fait pas le
moine. Menfin passons. Elle me sert vigoureusement la main et m’invite à
m’asseoir dans le gros fauteuil en simili cuir qui fait face à son bureau. Au
même moment, je me félicite intérieurement d’avoir gardé mon bermuda en pensant
à tous les postérieurs inconnus qui ont du passer par là avant moi. Tout
simplement répugnant, même mon bermuda se sent sale. Et là, je passe à la
Question. Roberta dégaine et enchaîne les questions plus vite que son ombre,
pourquoi, comment, et quand blablabla. Pourtant, j’essaye d’être brève. Si elle
croit que je vais lui confier mes petits bobos à elle, cette inconnue, elle
rêve Roberta ! Prise de tension, palpé roulé du bedon, pesée, je me sens comme une vache pas très loin de l'abattoir... La sentence tombe : «
c’est bon, on se revoit dans deux ans ». Je ressors dans la rue fermement
cramponnée à mon petit papier estampillé « dans deux ans » : ouf ! L’épreuve
est passée.
Je suis perplexe, néanmoins… quelle
est l’utilité de ces visites médicales ?! On ne travaille plus dans les mines
quand même ! Bon, le test de vision encore, je veux bien, mais est ce que ça ne
serait pas plus simple de nous demander une attestation médicale délivrée par
notre propre médecin ? Bon, d’accord, j’en ai pas. Mais je dois être une des
rares dans ce cas là. En tout cas, je suis tranquille pour deux ans, et ça, ça
me met en joie.
09 mars 2006
Do you speak English ? Yes, Wall Street English !
Ces publicités me font toujours mourir de rire devant leur niaiserie. J'imagine bien rajouter sur mon CV : "Anglais : Fluent Wall Street English" ou bien sortir cette phrase choc lors d'un entretien "Yes of course, I do speak Wall Street English"... J'ai jamais osé la faire encore celle là.
Bref, tout ça pour dire que le sujet du jour n'est pas totalement éloigné de cette formidable maxime. Rappelez, vous, nous parlions la dernière fois de la nécessité ou non du tailleur dans un cadre professionnel. Et bien figurez vous que nos amis d'outre atlantique on frappé encore plus fort ! Sur le constat assez sensé que l'habit faisait souvent le moine, surtout professionnellement parlant (pourquoi croyez vous que je me sois acheté un tailleur in fine ?!), l'association "Dress for Success" a décidé de venir en aide aux femmes qui vivent dans la précarité. Comment ? Tout simplement en leur offrant un tailleur ainsi que des conseils pour faire bonne impression lors de leurs entretiens d'embauche. L'association a rencontré un tel succès qu'elle est désormais implantée dans près de 80 villes américaines.
A quand un Dress for Success français ?!
(source de l'info : Biba)
16 février 2006
Du moine et de son habit...
Le tailleur est-il absolument in-dis-pen-sable professionnellement parlant ?
Bonne question, que je me pose depuis au bas mots trois ans. Alors évidemment, ça dépend de la profession qu'on exerce, pas besoin d'avoir inventé le fil à couper le beurre pour affirmer ça. Mais cette petite touche de crédibilité et de sérieux qu'il apporte n'est pas dépourvue d'intérêt. Car ne vous y trompez pas, le tailleur envoie un message très clair : "Regardez moi ! je suis une business woman CREDIBLE, PROFESSIONNELLE et EFFICACE"
Plus d'une fois, je me suis donc retrouvée chez Zara & co, fermement résolue à m'équiper comme une working girl, et puis... est ce le prix ? Le côté sérieux de la chose ? J'ai toujours remis à plus tard cet achat éminemment sérieux (oui oui, ça m'arrive d'être raisonnable et de repousser un achat de temps en temps ! Bon, je vous l'accorde, il s'agit d'un achat 'achement moins sympa qu'un joli jean ou n'importe quel petit pull... mais bon, appréciez l'effort tout de même). Achat repoussé disais-je, du moins jusqu'à hier soir, où mon portefeuille agonisant à péniblement et douloureusement craché quelques euros pour me procurer ce costume très professionnel.
A vrai dire, je me le suis surtout octroyé pour le gain de temps non négligeable qu'il me promet de gagner le matin. Imaginez le répis que je vais avoir face à une penderie plutôt bien pourvue mais très énigmatique lorsqu'elle doit livrer ses trésors, surtout le matin de bonne heure...heures largement plus sereines en perspective ! Et pour le côté pro qu'il implique, obvisously, surtout lorsqu'il est "pantalon" et non "jupe". Pas question de mélanger les genres !
Et vous, qu'en pensez vous ? Tailleur or not tailleur ?!
22 janvier 2006
New job
Vous l'aviez remarqué (enfin ya intérêt !) : le post it "cherche boulot" a disparu depuis quelques jours de ma bannière. Je commence en effet un nouveau job à partir de lundi, ce qui risque d'occasionner un peu moins de blabla de ma part pendant quelques jours, histoire de voir un peu comment ça se passe et de pouvoir jauger combien de temps j'aurais à consacrer au blog chez moi en rentrant le soir. ça ne veut pas dire que je vous abandonne hein ! Mais ne m'en veuillez pas si je suis un peu moins bavarde cette semaine :)
Bonne fin de week-end !
10 janvier 2006
Au revoir au revoir Présideennnnt !
Non, je n'ai pas -encore- gagné au loto, mais j'ai officiellement
annoncé à Entreprise Formidable mon départ imminent. Contre toute
attente et bien que je souhaitais plus qu'ardemment trouver une autre Entreprise Formidable, ce
fut plus difficile que jouissif... Ma collègue, tout d'abord, une femme
pas loin d'être formidable, pro (assez rare ici pour le mentionner)
doublée d'une gentillesse sans borne. La secrétaire Générale, très
ennuyée que je les plante (je m'en vais lundi prochain, au pire mois de
l'année pour le service des stages), mais qui me félicite d'avoir
trouvé aussi rapidement, et enfin la comptable, elle aussi d'une
gentillesse à toute épreuve. Les trois sont ravies pour moi avant même
d'être ennuyées par les désagréments que mon départ va leur causer (ne
vous leurrez pas, nul n'est irremplaçable mais trouver quelqu'un en
trois semaines pour faire un job à haute teneur administrative et
rémunéré 18k€ n'est pas des plus faciles !). Je serais presque triste
de partir tiens !!!! (presque).
Pour la peine, je vous offre en cadeau de départ, la vidéo de cette publicité de la Française des Jeux qui me tire des eclats de rire à chaque visionnage, même là, au boulot, sans le son... Je ne serai officiellement hors des murs d'Entreprise Formidable que lundi soir prochain, mais le plus dur est fait !
04 janvier 2006
Et merci pour les huîtres !
Parmi
les immenses joies de la reprise que j'ai malencontreusement omis de citer
hier, il y a celle des cartes de voeux à envoyer à tous nos gentils
collaborateurs....Oh joie !
Figurez vous que cette année, j'en ai 500 à expédier...ce qui signifie 500 cartes de visites à découper moi même (un massicot ça coûte trop cher et je suis donc entre autres payée à couper mes cartes de visites, farpaitement ! comme je ne sais pas couper droit même avec un cutter, zimaginez un peu le carnage...), mais je préfère largement cutteriser lesdites cartes que de me palucher (la maître capello de ce blog alias Mercutio est-il ici pour m'assurer que je n'ai point fait de faute d'"inatencion" sur ce mot ?) 500 mots doux et signatures à la mano, si senor, même si nous, on a des beaux stylos ! Viennent ensuite les 500 agraphages en bonne et dûe forme, puis les 500 mises sous pli et enfin, les 500 collages d'étiquette qu'il a fallu avant ça extraire de la base et imprimer. Hier, j'ai quand même réussi à en faire au moins 50. Allez, plus que 450 avant demain soir ! Sophie, je ne comprends définitivement pas ces anglais qui poussent le vice à s'infliger cette peine dans le cadre privé. Tu me diras, tout le monde n'envoie pas 500 cartes de voeux au boulot, certes !
Bon je vous laisse, c'est pas le tout mais j'ai du gros pain sur la planche moa !
03 janvier 2006
Back dans les bacs ...
Quinze jours, on ne dirait pas comme ça mais ça passe assez vite ! A peine le temps de digérer dinde, huîtres, foie gras et autres mets de choix que le classico sandwich jambon-crème de chèvre (une tuerie mais quand même, il fait un peu figure pâle à côté de ses grands-frères sus nommés) fait son retour en force.
L'air de rien, la reprise n'est pas des plus faciles : 15 000 mails à lire et à traiter au bas mots (non non, je n'ai aucune tendance marseillaise !), des "bonne année" en veux tu en voilà, un téléphone qui a décidé de ne me laisser aucun répis aujourd'hui pour me punir de l'avoir fait sonner dans le vide pendant 15 jours, une démission à annoncer, le tout accompagné d'une petite pharyngite aigüe, sinon, c'est pas marrant...
C'que j'suis contente d'être là !!
11 décembre 2005
e-recrutement
Quand on cherche du boulot, je suis bien placée pour le savoir, on fait feu de tout bois. A côté de ça, il y a cette montée des blogs qui se veulent de véritables vitrines de recrutement, et les annonceurs qui eux aussi, donnent dans la blogosphère. En un mot : tout un monde d'opportunités parallèles qui s'offre à nous, à vous !
Je m'emballe légèrement mais ce qui est certain, c'est que ça peut valoir le coup d'essayer :
Le lieu sera fixé très prochainement par les organisateurs.
To be continued...
06 décembre 2005
Les joies du travail...
Alors là, j'hallucine complet !!!
Pour notre évenementiel de vendredi dernier, j'ai fait réaliser des stylos au logo de notre entreprise. Jusque là, tout va bien. Je vous épargne les longs détails sur le choix épineux du stylo, la couleur du logo, la taille du dit logo sur le corps du stylo et autres réjouissances : parce que oui, tout le monde y met son grain de sel sinon, reconnaissez que ça perd de son charme, et faire réaliser un stylo est une mission tellement...difficile !! Bref...
Vendredi, en plein forum, une collègue vient me voir, l'air paniqué :
- "D., je peux te voir ? Il y a un problème"
- Moi, légèrement inquiète : (Aïe kesskisspassencore?!) "Oui bien sûr dis moi ?"
- Collègue "Ben au 4ème étage (traduisez les collègues du 4ème étage), ils ont pas eu de stylo"
- Moi, debectée devant une telle remarque, on est quand même en plein forum, j'ai autre chose à penser que de faire une distribution gratuite à mes collègues de bureau des stylos qui ont été livrés la veille de ce ****** d'évenementiel, surtout le jour j !!!!!! : "Euuuuh Marie*, (sourire condescendant et méprisant), on peut régler cet épineux problème lundi ? ça t'ennuie pas ? non parce que là on est en plein forum tu vois ???"
Je rêve !!!!!!
Mais ce n'est pas tout, ah non ma bonne dame, vous n'imaginez pas les passions que peuvent déclencher une poignée de malheureux stylos...
Hier, nous avons donc ma collègue et moi même gentiment invité par mail nos charmants comparses à passer dans notre bureau récupérer l'objet de leur convoitise que dis-je, de leur rêve !!!. Depuis hier, nous voyons donc se succéder tout un tas d'êtres parfaitement heureux de pouvoir récupérer cette merveille de stylo qui va changer leur vie et ré-assurer leur appartenance à leur chère entreprise qu'ils décrient souvent mais un stylo, pensez vous !! Gratos en plus ! On va pas s'géner hein?!!
Et bien ce matin, tenez vous bien, une collègue arrive, nous demande son trophée, nous demande la permission d'en redescendre à ses compagnons de bureau (qui sont sûrement passé les chercher avant elle et donc elle nous gratte l'air de rien deux stylos en plus mais bon, passons, si ça peut la rendre heureuse je suis prête à lui filer un carton de stylo même). Elle ajoute que "Jérôme* il a dit qu'il en voudrait bien aussi pour ses enfants"
°__°
Les bras m'en tombent, je reste sans voix, je regarde ma collègue avec des yeux de merlan pané...Quand quelques minutes plus tard, ledit Jérôme se pointe pour réaffirmer que "s'il en reste je veux bien en prendre pour mes enfants" !!!!!!!!
Je nage en plein délire.....Sans déconner ?! Des STYLOS !!!! Les gens sont vraiment d'un pathétique sans nom....
Alors gentiment, on lui explique que oui, certainement qu'il en resterait des stylos, parce qu'on en a fait 2000 et distribué seulement une centaine vendredi + une autre centaine à nos charmants collègues, mais que le but n'était pas d'écouler le stocks pour régaler mamie, papy, madame Duchmol, la marmaille et qui sais je encore ?!!!!, on allait peut-être en garder quelques un parce qu'éventuellement un stylo avec un logo d'entreprise ça servait AUSSI à véhiculer l'image de notre entreprise pour divers évenements PROFESSIONNELS, et que déjà on était bien sympa d'en distribuer aux collègues (imaginez le carnage si chaque entreprise qui fabriquait des objets promotionnels devait d'abord arroser tous leurs collègues ?!).
Réponse de l'intéréssé qui nous coupe la parole, et d'un air méprisant nous dit : "non mais c'est pas grave, je vois que c'est un gros problème, j'irais en acheter à mes enfants"
Et ben voilà ducon t'as tout compris !!!!
Et après on s'étonne du trou dans la sécu....
Conclusion ? AU SECOURS !!!!!!!!!!!!
*NDLA Les prénoms ont été sciemment modifiés, afin de protéger l'identité de ces charmants personnages...




